Jeudi 22 Octobre, l’équipe de Game Invaders a pu se rendre à la conférence privée du groupe KTM Advance. Une bonne occasion pour en apprendre plus sur le serious gaming. Cette nouvelle méthode de formation au sein des entreprises utilise les mécaniques du jeu-vidéo traditionnel pour former ses employés de façon ludique. Voici un résumé de la conférence.
Le groupe KTM Advance n’est sans doute pas un nom connu chez les gamers. Pourtant c’est le leader français de l’e-learning et il compte bien devenir leader dans le domaine du serious gaming. Pour KTM, le serious game est une affaire à ne pas prendre a la légère et pour cause, le groupe a passé 3 ans en R&D pour plus 1,4 Millions d’euros de budget. Ca ne va pas trop vous parler mais vous comprenez déjà que la société mise tout sur cette nouvelle méthode de formation. Mais revenons au sujet : Qu’est-ce que le serious gaming ? Simple. Utiliser toutes les ficelles du jeu-vidéo à des fins de formation. Contrairement a l’e-learning, on joue réellement à un jeu. La mécanique de monter en compétences est très importante ainsi que la progression par l’échec. Pour faire simple, l’éditeur s’inspire des standards du média classique et parfois directement de jeux existants pour parvenir à créer un produit a la fois ludique mais aussi formateur.
Le plus intéressant a été d’assister a plusieurs démonstrations de jeux en direct. Le premier étant Moonshield, un jeu qui est vite devenu un moyen de communication pour Thales, l’entreprise cliente. Il s’agit d’un jeu de gestion qui empreinte beaucoup de sa structure à Command and Conquer ou Sim City. Son point fort est surtout son aspect graphique. Intro en 3D, animations fluides et nombreuses, ambiance SF… Il faut dire qu’on se laisse prendre au jeu bien que le titre reste assez basique dans les commandes. On peut noter que tous les bâtiments du jeu reprennent les fonctions de structures créées par Thales. Le coté « serious » se situe dans cet aspect connaissance et culture d’entreprise.
Le second jeu présenté portait le doux nom de Starbank. Je vais vous étonner en vous disant qu’il se passe dans le milieu de la banque (et oui !) et que le client est BNP Paribas. On est encore dans un jeu de gestion mais cette fois plus riche. Un coté macro et microgestion est présent et surtout la difficulté devient vite importante puisqu’il est réservé aux employés de BNP Paribas. Loin de moi l’idée de faire un « contrôle technique » mais le jeu était graphiquement plutôt pauvre, surtout dans son coté ambiance où cette fois on sentait plus que le travail avait reposé essentiellement sur la partie game design, très bien réalisée.
Le troisième jeu présenté était orienté très différemment cette fois. Il s’agit de Hairziland un jeu que l’on qualifiera de « casual » bien que le terme ne soit pas adapté au serious game. Le jeu prend un principe très simple : vous contrôlez de petites créatures et devez les colorer selon leurs désirs. Le jeu est réalisé pour L’oreal (Il le vaut bien donc) . Celui-ci nous a semblé un peu moins bien réalisé, plus classique et moins utile sur le coté learning.
Nous sommes passés dans un registre différent pour Clevertalk : une démo technique d’un kit de jeu. Proposant a la fois un gameplay en vue de dessus et une interface basée sur les dialogues (façon Mass effect, un niveau en dessous bien entendu). Le moteur graphique fait penser à celui des Sims avec en revanche des animations assez rigides. Nous n’avons pu le voir en oeuvre que sur une démo non finie mais les possibilités learning semblent très intéressantes surtout au niveau communication.
Enfin le dernier jeu, et celui qui nous a le plus convaincu, est Blossom Flower. Un jeu basé sur Flash très riche faisant penser a un RPG/Simulation de vie. On gagne en compétences, on achète des objets pour progresser et le but est de monter son entreprise et de devenir le plus efficace possible en réduisant ses couts et en gagnant du temps. Le coté jeu et learning est bien équilibré et nous avons étés plutôt convaincus par cette démonstration.
Voilà pour ce premier Reportage qui inaugure notre section. Quatre jeux pour présenter le serious gaming : une plate-forme qui semble être le futur de la formation facile en entreprise. Jouer pour devenir plus efficace au travail : que demander de mieux ?


